Affichage des articles dont le libellé est Place Royale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Place Royale. Afficher tous les articles

mercredi 29 octobre 2014

Reims 14-18... la popote des sous-officiers.

23 avril 1915
Etant au repos pour deux ou trois jours, je viens vous donner de mes nouvelles qui sont toujours très bonnes.
Je fais toujours la popote des sous-officiers.
J'ai un peu de travail, mais d'un autre côté, je ne suis pas malheureux. L'ordinaire est assez bon en ce moment.
Les camarades passent leur temps à réparer les chemins, enlever les fumiers et embellir le pays.
Avez-vous des nouvelles de Sophie ? Elle est placée à Versailles et me dit qu'elle est très bien.
Marguerite va très bien aussi, mais est fatiguée. Elle a rudement de travail en ce moment, et on compte toujours sur la fin de cette guerre qui ne vient pas vite.
On a toujours pas de nouvelles de l'allocation.
Je pense que vous allez tous bien et je vous embrasse tous.
Emile.


Effectivement, Emile ne doit pas être le moins bien loti de sa compagnie.
Etre à la "popote" lui assure certainement un travail dans de meilleurs conditions que ses camarades... au chaud et à l'abris, avec, on peut l'imaginer, moins de risque de ce prendre une "marmite" sur la tête !
Hélas, on ne saura pas où se trouve exactement l'auteur de cette correspondance... à Reims... ou ailleurs ?
Même si le visuel de la carte représente bien la Place Royale de Reims, c'est une carte parisienne, qui a pu être achetée n'importe où.
Il s'agit d'une carte "très légèrement" colorisée... et si le bleu du ciel est un peu visible, les autres couleurs ne font que se deviner...
Les bombes allemandes ont déjà fait leur oeuvre sur cette vue de la Place Royale en direction de la Rue Colbert et la Place des Marchés.

Ci-dessous, une autre vue de la Place Royale, prise cette fois-ci à la fin de la guerre (carte écrite en 1919)... une photo au cadrage presque artistique, mais ô combien tragique, et le reflet de cette infâme guerre et des tragédies subies pendant toute cette période.


Laurent ANTOINE LeMog

lundi 14 avril 2014

Nous sommes en première ligne, depuis mardi matin, pour 21 jours.

Le 10 septembre 1915

Mon cher maître,
merci beaucoup de votre carte et aussi ces bonnes et douces paroles que vous m'adressez.
Vous m'excuserez si j'ai tardé à faire réponse, il y a un mois nous étions, c'est-à-dire la compagnie, en réserve du bataillon car le régiment prend les tranchées par bataillon.
Nous sommes en première ligne, depuis mardi matin, pour 21 jours.
Le secteur de ma section n'est pas bien beau, mais en revanche, nous sommes en pleine forêt, et les boches aussi.
Nos tranchées sont éloignées de 900 à 1000 mètres, devant nous, nous ne sommes pas pour se voir tout de suite, on n'en cherche pas le moyen !
Nous nous fortifions sur place, réseau de fils de fer barbelés, "Bloc Hausse", faisant face de tous côtés en cas d'attaque.
Car c'est toujours à craindre.
La nuit et le jour, nous prenons la garde au poste "écoute" qui est placé à 150 mètres en avant de la tranchée de tir, on est toujours en sentinelle double...


Le courrier se termine ainsi, il y avait certainement une suite, qui ne nous est pas parvenue.
Au moins, nous avons quelques précisions quant à cette vie de soldat dans les tranchées, et en premières lignes.
On le comprend bien, il n'est pas désireux de voir les "boches" de plus près ! Même si ce doit-être très pesant, de savoir l'ennemi, finalement aussi proche.
Difficile d'imaginer réellement ce que fut leur vie, ou plutôt leur survie, dans la boue, le froid, l'humidité... l'enfer !
...et on s'amuse de l'orthographe du "Blockhaus"... qui s'est retrouvée francisée de manière très arbitraire.

Même si la carte envoyée est bien de Reims, on ne peut pas vraiment savoir d'où notre soldat écrit !
Le visuel représente la place Royale en 1915, prise en direction de la Rue Colbert.
Légèrement colorisée, mais ce n'est pas cela qui ajoute un soupçon de gaieté à l'ensemble.
Les destructions sont passées par là ! et c'est hélas, loin d'être terminé. Nous ne sommes qu'en 1915 !!

Laurent ANTOINE LeMog

lundi 10 février 2014

Reims 14-18 - De Louis à Louisa

Mlle Louisa... chez Mme Bernard à Bléquin (62)

9 février 1915
Chère soeur,
je suis toujours en bonne santé, j'espère toi aussi.
Ne te fais pas de chagrin la guerre va bientôt finir.
Je finis en t'embrassant, ton frère qui t'aime pour la vie.
Louis

Début 1915, on ne pensait pas s'enliser dans ce conflit... il avait déjà assez duré, nul doute que la fin était proche.
Le pauvre Louis a dû hélas vite déchanter !

CPA - Thomas Geffrelot
La carte envoyée par Louis nous présente une vue assez connue, que l'on verra évoluer au fur et à mesure de la guerre.
Légendée "Campagne de 1914", la Cathédrale a donc déjà vu sa toiture partir en fumée... à ses pieds, la Place Royale a encore peu souffert...
mais çà ne durera pas. Les stores sont baissés, les vitrines protégées par des planches... mais cela ne sera pas suffisant.
A l'issue de ces années de bombardement, il ne restera au mieux... que les façades... et encore !

Ci-dessous, une carte de cette même place Royale, colorisée, tel qu'elle était avant guerre, magnifique, et pleine de vie.


Laurent ANTOINE LeMog

jeudi 31 octobre 2013

Reims avant la Grande Guerre... le coin de la Rue Carnot

Un coin très vivant, Place Royale et Rue Carnot... pas le plus artistique, mais tellement vrai !
On se plaint de la publicité d'aujourd'hui, mais on a rien inventé... et à l'époque, on ne se prive pas de remplir un pignon tout entier.


mercredi 5 juin 2013

Reims - La Rue Colbert, vue prise de la Place Royale...

en direction de l'Hôtel de Ville.
Une fin de matinée ensoleillée, au début du siècle dernier, avant que la guerre ne ravage Reims.

A noter les messieurs qui posent au milieu de la Rue, sous leur meilleur profil !


mardi 21 mai 2013

Reims - GROS PLAN... sur la Place Royale...

...pendant la première guerre...



Elle mesure, selon les dimensions de l'époque, 33 toises sur 38. Au centre, se trouvait un monument dédié à Louis XV, œuvre du sculpteur Pigalle. La statue royale a été détruite à la Révolution, remplacée en 1818 par un bronze de Pierre Cartellier représentant le roi en empereur romain. Les sculptures du piédestal, elles aussi de Pigalle, ont été conservées.
La place est restée inachevé jusqu'en 1910, date à laquelle la banque Société Générale fit construire l'immeuble du côté sud-ouest. Suite aux destructions de la Première Guerre mondiale, les hôtels bordant la place ne conservent plus de leurs dispositions d'origine que les façades. Des surélévations ont malencontreusement rompu l'esthétique des parties hautes.
L'ensemble de la place (le monument et sol) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 mars 1952.
L'une des quatre sous-préfectures du département de la Marne y occupe l'ancien hôtel des Fermes.
(Srce Wikipedia)

mercredi 24 avril 2013

La Place Royale avant 1910...

A retrouver sur le site du collectif ReimsAvant, un superbe montage Avant-Après qui nous emmène il y a plus d'un siècle, sur la Place Royale de Reims...